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Islam : Nous ne pouvons pas (comme ça)

On discute pas mal depuis quelques jours dans les sous-sols de notre cave à vin, siège de la gazette archaïque, de ces fronts communs qui s’organisent entre une part des catholiques associés de près ou de loin à Civitas, et des fidèles de l’islam représentés dans ces initiatives bigarrées et exotiques par Farida Belghoul, appelant de ses vœux à la convergence d’intérêts partagés par les fidèles de religions moins aimées que d’autres.
Ma première idée est la suivante : Alain Escada, tout pris qu’il a du être par le torrent d’Esprit-Saint dans l’élan de la canonisation de Jean-Paul II, désire-t-il Assise 3 ? Jamais il n’aurait pu me venir à l’esprit qu’un jour ce monsieur Escada entreprendrait de mener un front des religions comme cela s’est vu sous le pontificat de Jean-Paul II. Front qui ne sera pas plus missionnaire qu’il ne l’a été hier, renforçant des musulmans qui ne revendiquent jamais un islam opposé à toute idée de conquête de l’Occident.

Un théâtre aux accents de sordidité manifeste

La nature n’aime pas le vide. L’absence de religion ne saurait aboutir qu’à la montée en puissance d’une autre foi, prête à prendre le relai sur le catholicisme malheureux, abandonné par des fils et des filles d’Europe trop occupés à se déraciner eux-mêmes, dans un indifférentisme qui les abattra les premiers. Une autre de ces attitudes crapuleuses est celle qui consiste en l’alliance de circonstances, celle qui n’a pas la foi, celle que proposent Civitas (qu’ordinairement j’apprécie plutôt) et ses troupes qui se permettent de penser un seul instant que Jeanne d’Arc, résignée à la politique, aurait serrée la main du mufti pour expulser le rabbin. La seule impression qui me vienne, c’est que ce monsieur Escada n’est bon qu’à gueuler, sans que la cohérence doctrinale qui nous invite à ne pas nous mêler aux disciples de faux prophètes ne vienne lui chatouiller le bout du nez. Sordide pièce de théâtre que celle qui nous est présentée en des temps qui normalisent une pratique religieuse hostile à l’Occident chrétien, sur un autre mode que nos ennemis fédéralistes, libéraux et autres internationalistes de la même trempe.

« C’est l’histoire d’Alain, qui prend Paris avec Saladin puis emménage avec lui dans une kasbah rue Myrha. Chaque samedi, c’est barbecue place du Puits de l’Ermite, puis soirée orientale à Saint-Nicolas, sans oublier les prêches conjoints au Centre Saint-Paul, rebaptisé lui aussi, car racheté par le Qatar [1]. » Au théâtre du Rond-Point chaque vendredi.

Impliquer la foi des musulmans dans le combat pour la libération de la Vieille Europe comporte ce risque de permettre encore, toujours, la diffusion de l’islam, offerte sur un plateau à des fidèles qui réclament encore aujourd’hui un salaire donné par l’Occident à leurs ancêtres et à eux seuls, pour faits d’arme héroïques et services rendus à la nation. Où sont les leurs ?

Un seul allié qui soit nécessaire : le Dieu des chrétiens

La première dispensatrice de grâces, c’est la prière, et d’abord celle adressée à l’archange saint Michel.
« Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat ;
soyez notre secours contre la perfidie et les embûches du démon.
Que Dieu exerce sur lui Son empire,
nous le demandons en suppliant ;
et vous, prince de la milice céleste,
refoulez en enfer, par la Vertu divine, Satan
et les autres esprits malins qui errent dans le monde
pour la perte des âmes. »

Les esprits malins sont peut-être ceux du public d’Égalité & Réconciliation (dont est issue Farida Belghoul) avec qui nous ne partageons aucune affinité si ce n’est à n’en plus douter une critique modérée du sionisme. Outre mesure, on ne sera jamais d’accord, sauf peut-être sur la manière de se dire bon vent. Associer le combat pour le Règne social du Christ aux ennemis de Sa divinité, c’est peut-être déjà faire apostasie, même un court instant, au nom de valeurs partagées probablement bien insuffisantes pour permettre un rapprochement. Si les alliances de personnes sont souhaitables, les manifestations interconfessionnelles ne sauraient l’être, puisque c’est à la Chrétienté seule de reprendre ses droits en France et en Europe. Ne risquons pas de lui ôter une seule parcelle de mérite et de gloire quand viendra la victoire finale.

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