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[COLONNES INFERNALES] du mercredi 18 XII 2013

1. Le régime totalitaire annoncé pour bientôt

C’est devant la haute instance du sionisme en France que François Hollande a fait à nouveau montre de ses goûts pour les restrictions de tout genre. Ici, pour lutter contre la très fameuse oppression des riches sionistes mondialisés par le vilain peuple français, il s’agit donc de s’en prendre à l’anonymat sur Internet. Qu’il serait bon de pouvoir punir ceux qui ne partagent pas l’opinion du gotha politique et médiatique, on serait plus tranquilles. L’Immonde s’accorde même le droit de rappeler la terrible menace d’agression dont est victime la communautariste en chef Rokhaya Diallo... en omettant de mentionner que l’auteur du tweet n’est pas exactement susceptible d’être un blanc xénophobe fasciste, étant d’origine algérienne. A moins que cela ne nous amène à parler du racisme entre arabes et subsahariens, une réalité qui est loin d’être neuve en France. Mais il semble que ce racisme-là ne soit pas digne d’être évoqué dans les media. Toujours est-il que, sur sa lancée de propositions absurdes, François Hollande a oublié qu’empêcher l’anonymat serait absolument irréalisable et grotesque. Même l’Immonde le dit... et si l’Immonde a des doutes sur les inventions du camp antiraciste, c’est qu’il y a vraiment un problème.

2. Acheter un enfant, un poste budgétaire comme les autres

Mis en face de leurs contradictions, les modernes n’ont d’autre choix que de plonger dans le cynisme le plus décomplexé. Ainsi, lorsque deux femmes regrettent de ne pas pouvoir concevoir ensemble — tout comme elles pourraient regretter que la Terre est ronde ou encore que le feu, ça brûle, — Caniveau89 nous montre à voir sans broncher les dessous du budget d’acquisition d’un enfant, comme il nous révélerait les tenants du crédit à la consommation de Monsieur Tout-le-Monde qui a envie d’un voyage dans les îles ou de changer de voiture.

Qu’on se le dise, acheter un enfant, cela « coûte une fortune ». Mesdemoiselles les bobos fortunées se voient donc contraintes de se serrer la ceinture. Heureusement, l’une étant banquière et l’autre agent RATP, les privilèges ne manquent guère et permettent d’économiser ailleurs.

Derrière ces considérations techniques — des colonnes de chiffres, un solde excédentaire, des dépenses de carburant et d’hôtel, des livrets d’épargne... — et derrière l’immonde vocable de « projet » (un « projet bébé »... pourquoi pas un « business plan grossesse » ?) se cache pourtant bel et bien la vie humaine elle-même. Voici toute l’idéologie néfaste et libertaire de Caniveau89 mise en musique : tenir pour acquise la normalité de la fraude s’agissant de PMA, et bien plus encore la normalité de cette pratique, en fixant le débat sur les seules modalités financières qui l’accompagnent. Et fermer les yeux sur le réel chaque fois qu’il revient au galop :

  • « On a fini par se demander si notre désir d’avoir un enfant n’était pas un caprice » : à lui-seul, cet éclair de lucidité devrait plaider contre toute déresponsabilisation des criminels qui réifient l’enfant. Le journaliste balaie l’interrogation d’un large revers de la main gauche : « Ça ne l’était pas. » Fermez le ban.
  • « Beaucoup de copines ont fait le choix que l’enfant ne sache jamais d’où il vient. Elles ont peur que l’enfant parte un jour chez son père. » Une peur toute fondée puisque le premier à connaître l’intérêt de l’enfant en mal de filiation, c’est l’enfant lui-même... Rappelons-nous l’Évangile : « Et qui recevra un seul petit enfant comme celui-ci en mon nom, me reçoit. Mais celui qui scandalisera un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui pendît au cou une meule de moulin et qu’on le jetât au fond de la mer. » [1]
  • « Nos voisins sont super cool, mais s’ils savaient, est-ce qu’ils le seraient toujours autant ? » Où l’on saisit le subtil rapport des homosexualistes à leurs congénères : leur position personnelle sur la PMA est susceptible d’affecter directement leurs qualités intrinsèques (en l’espèce leur caractère « super cool »). Une nouvelle inversion narcissique qui place l’ego surdimensionné des ganymèdes en point invariant autour duquel tourne le reste. Si ces gens étaient si sûrs de leurs droits, que n’afficheraient-ils clairement leur ambition ?
  • « C’est l’usine » à la clinique qui pratique la PMA : est-il besoin d’en rajouter ? Ces usines seront demain le lot commun d’une société qui transforme jour après jour la vie, le corps humain, et même le patrimoine génétique en marchandises à l’égal de boîtes de conserve, de lingettes jetables ou encore de croquettes pour chat.
  • Dans cette même clinique, « pour les Belges, c’est gratuit, donc il y a des tarifs spécialement pour les Françaises. C’est super hypocrite. » Nous sommes tentés de dire, bien au contraire Mesdemoiselles, c’est l’aboutissement final de toute votre logique. En tenant pour acquis que l’on peut payer pour acheter un enfant, on ne peut s’étonner ensuite des phénomènes qui affectent tous les marchés sur lesquels se forment les prix : loi de l’offre et de la demande, surplus du producteur, rentes de monopole, asymétries d’information, etc. Viendra même un moment où l’évolution du prix de l’enfant entrera dans le panier de la ménagère à partir duquel sont calculés les taux d’inflation.

Notons en guise de conclusion l’usage intentionnel d’une conjonction de coordination — « et » — qui atténue le rapport de causalité entre le prix et la chose : « Si je dois payer 15 000 euros et avoir un petit bébé, je le ferais tout de suite. » Aurions-nous peur d’annoncer la couleur ? Feindrions-nous que le lien entre le prix déboursé et le bien obtenu — le bébé — est purement fortuit, une sorte d’heureuse coïncidence ? Croirions-nous encore chez Caniveau89 que ce sont les cigognes qui apportent les enfants ? Soyons sérieux, la seule formule qui sied ici est un « pour » : « Si je dois payer 15 000 euros pour avoir un petit bébé, je le ferais tout de suite. »

3. Avortement : en panne de subterfuge, l’Aberration livre une information exacte...

... mais elle n’est pas comprise dans le corps-même de l’article rendant compte d’une nouvelle avancée du camp des avorteurs, qui n’est que la reprise intégrale d’une dépêche AFP.

C’est dans le contexte éditorial de l’article qu’il faut chercher un plus sûr indice que l’espoir est permis :

Comme l’indique sans équivoque — et sans doute involontairement — cette image, les plus farouches défenseurs de l’avortement restent les soixante-huitards qui ont sapé tous les fondements de notre société : de vieux indécents à la peau fripée, jouisseurs libidineux — on voit que Monsieur tient lui-même la pancarte, — pour qui en tous les cas la pseudo-liberté conquise sur la vie naissante n’est guère plus qu’un mirage fumeux. La génération née du Printemps français se fera un plaisir de reléguer cet héritage nocif au grenier et pour longtemps.

Le Rouge & le Noir veille,

Louis Jaeger, Florimond & Samengrelo


[1Mt 18, 5-6

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