L’infolettre du R&N revient bientôt dans vos électroboîtes.
C’est devant la haute instance du sionisme en France que François Hollande a fait à nouveau montre de ses goûts pour les restrictions de tout genre. Ici, pour lutter contre la très fameuse oppression des riches sionistes mondialisés par le vilain peuple français, il s’agit donc de s’en prendre à l’anonymat sur Internet. Qu’il serait bon de pouvoir punir ceux qui ne partagent pas l’opinion du gotha politique et médiatique, on serait plus tranquilles. L’Immonde s’accorde même le droit de rappeler la terrible menace d’agression dont est victime la communautariste en chef Rokhaya Diallo... en omettant de mentionner que l’auteur du tweet n’est pas exactement susceptible d’être un blanc xénophobe fasciste, étant d’origine algérienne. A moins que cela ne nous amène à parler du racisme entre arabes et subsahariens, une réalité qui est loin d’être neuve en France. Mais il semble que ce racisme-là ne soit pas digne d’être évoqué dans les media. Toujours est-il que, sur sa lancée de propositions absurdes, François Hollande a oublié qu’empêcher l’anonymat serait absolument irréalisable et grotesque. Même l’Immonde le dit... et si l’Immonde a des doutes sur les inventions du camp antiraciste, c’est qu’il y a vraiment un problème.
Mis en face de leurs contradictions, les modernes n’ont d’autre choix que de plonger dans le cynisme le plus décomplexé. Ainsi, lorsque deux femmes regrettent de ne pas pouvoir concevoir ensemble — tout comme elles pourraient regretter que la Terre est ronde ou encore que le feu, ça brûle, — Caniveau89 nous montre à voir sans broncher les dessous du budget d’acquisition d’un enfant, comme il nous révélerait les tenants du crédit à la consommation de Monsieur Tout-le-Monde qui a envie d’un voyage dans les îles ou de changer de voiture.
Qu’on se le dise, acheter un enfant, cela « coûte une fortune ». Mesdemoiselles les bobos fortunées se voient donc contraintes de se serrer la ceinture. Heureusement, l’une étant banquière et l’autre agent RATP, les privilèges ne manquent guère et permettent d’économiser ailleurs.
Derrière ces considérations techniques — des colonnes de chiffres, un solde excédentaire, des dépenses de carburant et d’hôtel, des livrets d’épargne... — et derrière l’immonde vocable de « projet » (un « projet bébé »... pourquoi pas un « business plan grossesse » ?) se cache pourtant bel et bien la vie humaine elle-même. Voici toute l’idéologie néfaste et libertaire de Caniveau89 mise en musique : tenir pour acquise la normalité de la fraude s’agissant de PMA, et bien plus encore la normalité de cette pratique, en fixant le débat sur les seules modalités financières qui l’accompagnent. Et fermer les yeux sur le réel chaque fois qu’il revient au galop :
Notons en guise de conclusion l’usage intentionnel d’une conjonction de coordination — « et » — qui atténue le rapport de causalité entre le prix et la chose : « Si je dois payer 15 000 euros et avoir un petit bébé, je le ferais tout de suite. » Aurions-nous peur d’annoncer la couleur ? Feindrions-nous que le lien entre le prix déboursé et le bien obtenu — le bébé — est purement fortuit, une sorte d’heureuse coïncidence ? Croirions-nous encore chez Caniveau89 que ce sont les cigognes qui apportent les enfants ? Soyons sérieux, la seule formule qui sied ici est un « pour » : « Si je dois payer 15 000 euros pour avoir un petit bébé, je le ferais tout de suite. »
... mais elle n’est pas comprise dans le corps-même de l’article rendant compte d’une nouvelle avancée du camp des avorteurs, qui n’est que la reprise intégrale d’une dépêche AFP.
C’est dans le contexte éditorial de l’article qu’il faut chercher un plus sûr indice que l’espoir est permis :
Comme l’indique sans équivoque — et sans doute involontairement — cette image, les plus farouches défenseurs de l’avortement restent les soixante-huitards qui ont sapé tous les fondements de notre société : de vieux indécents à la peau fripée, jouisseurs libidineux — on voit que Monsieur tient lui-même la pancarte, — pour qui en tous les cas la pseudo-liberté conquise sur la vie naissante n’est guère plus qu’un mirage fumeux. La génération née du Printemps français se fera un plaisir de reléguer cet héritage nocif au grenier et pour longtemps.
Le Rouge & le Noir veille,
Louis Jaeger, Florimond & Samengrelo
[1] Mt 18, 5-6
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