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Dans la série « L’Union Européenne coûte chère aux contribuables », je demande le dossier de l’adhésion de la Turquie.
Ce pays a cessé de regarder vers l’Europe depuis quelques années pour se concentrer sur le monde islamo-arabe. Cependant, Bruxelles continue de le subventionner, puisque la Turquie est toujours officiellement candidate à l’adhésion à l’Union Européenne.
On comprend l’opacité entourant ce dossier, le gouvernement turc ayant touché de la part de Bruxelles 6,1 Milliards d’euros entre 2000 et 2013.
La France est particulièrement généreuse en la matière, assumant 17% de cette aide, soit un peu plus d’un Milliard d’euros.
Les fonds alloués sont versés directement au gouvernement turc, sans contrôle, ou très peu, de l’IAP, l’Instrument d’Aide de Pré-adhésion.
Tous ces milliards versés ont pour objectif de mettre la Turquie aux normes européennes, à travers cinq axes de développement :
Exemple de projet farfelu, le programme de développement anatolien, doté de 45 millions d’euros. Celui-ci comportait notamment un volet de développement social destiné à amener les femmes turques sur le marché de l’emploi, afin de les émanciper de la tutelle patriarcale.
Manifestement, considérant les derniers événements en Turquie, les contribuables européens ont financé ces projets à fonds perdus.
Que ce soit la répression violente des manifestations de l’année dernière place Taksim à Istanbul, la censure récente des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, ou encore Youtube), les affaires de corruption concernant l’AKP, le parti du premier ministre Erdogan, ou encore la non mise aux normes de sécurité dans les mines ayant entraîné la mort de 300 ouvriers, la Turquie ne remplit aucune des normes européennes lui permettant son adhésion.
Malheureusement, nous ne pouvons que déplorer la complicité de l’UMP dans cette gabegie. En témoigne la réponse du secrétaire d’état aux Affaires Européennes de Nicolas Sarkozy, Pierre Lellouche, à une question écrite d’un député de la droite parlementaire posée en 2010.
Par ailleurs, les députés européens de l’UMP ont voté sans complexe les crédits alloués à la Turquie, comme on peut le voir sur cette vidéo datant de 2006 (en gros plan, Françoise Grossetête, eurodéputé UMP de la région Sud-Est).
Cette exemple illustre bien la nécessité de voter pour des partis défendant réellement les intérêts du peule européen, soucieux de conserver son identité et sa culture.
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