Les à-propos sont les éléments essentiels et invariants du portails : ses auteurs, sa page de contact, ses raisons d’être...
samedi 4 mai, par Carl Moy-Ruifey
jeudi 25 avril, par Carl Moy-Ruifey
jeudi 18 octobre 2012, par Florimond
mercredi 12 octobre 2011, par Carl Moy-Ruifey
jeudi 1er septembre 2011, par Carl Moy-Ruifey
Un lien vers le siècle : le R&N vit dans le temps présent et en propose une lecture critique au travers de ces brèves.
samedi 25 mai, par
samedi 25 mai, par Comité de Réaction
samedi 25 mai, par Ardent
vendredi 24 mai, par Comité de Réaction
vendredi 24 mai, par Ardent
Les articles de fond proposés par le comité de réaction du R&N : le plus « antichronique » de notre portail.
samedi 25 mai, par Contributeurs
mardi 21 mai, par Corsaire
mardi 21 mai, par Jean Herbottin
mardi 21 mai, par Corsaire
lundi 20 mai, par Corsaire
Retrouvez dans cette rubrique les débats les plus animés entre rédacteurs du R&N, héritiers de l’antique disputatio.
jeudi 23 mai, par Contributeurs
jeudi 23 mai, par Contributeurs
mercredi 22 mai, par Bougainville
dimanche 19 mai, par Contributeurs
dimanche 12 mai, par Contributeurs
Entretiens menés par les terribles inquisiteurs du R&N avec les personnalités qui ont un pied dans la Cité céleste.
vendredi 24 mai, par Contributeurs
mercredi 15 mai, par Carl Moy-Ruifey , Florimond
vendredi 10 mai, par Samengrelo
vendredi 3 mai, par Ardent
jeudi 25 avril, par Ardent
Les rédacteurs du R&N aiment donner leur avis sur les sujets brûlants du monde. « Surtout si vous n’êtes pas d’accord. »
samedi 25 mai, par Contributeurs
samedi 25 mai, par Bougainville
vendredi 24 mai, par Carl Moy-Ruifey
vendredi 24 mai, par Samengrelo
jeudi 23 mai, par Corsaire
L’iségorie (ἡ ἰσηγορία), c’est l’égalité de parole.
Il ne s’agit pas ici d’une simple liberté d’expression. L’iségorie ne s’exerçe pas tant sur l’Agora qu’à l’Assemblée, où le débat débouche sur un vote et une décision immédiatement applicable.
Tout citoyen (ὁ βουλεύμενος, « celui qui le veut »), a donc le droit de prendre la parole à l’Ecclésia, en fonction du temps qui lui est attribué. C’est un des aspects les plus séduisants de la démocratie athénienne. A titre de comparaison, imagine-t-on un électeur français demandant à intervenir à l’Assemblée Nationale pour proposer une loi, appeler à la guerre ou à la paix, accuser un homme politique d’incompétence ou de corruption ?
Les Athéniens étaient parfaitement conscients que la prise de parole est un des fondements de la démocratie mais il est évident qu’il s’agissait, dans leur esprit, d’une égalité en droit et non de nature. Que chacun puisse s’exprimer en public ne signifie nullement que tous en avaient l’envie ou les capacités. En effet, défendre un point de vue en public demande parfois du courage et quelques aptitudes, ce qui exclut les pusillanimes et les maladroits. Très tôt, sur la Pnyx, on écouta plus volontiers des orateurs rompus à cet exercice, des spécialistes de la parole formés dans les écoles de rhétorique. Pour un Grec dont l’idéal est toujours celui du καλός κἀγαθός, il n’y a là rien de choquant. Tout le monde bénéfice d’une égalité des chances. A chacun de la saisir, prouvant ainsi ses aptitudes et sa vertu, comme le dit Périclès dans l’oraison funèbre rapportée par Thucydide (Guerre du Péloponnèse).
Mais il faut noter aussi qu’une prise de parole à l’Assemblée n’est pas sans risque. Si chacun est libre de ses propos, il est aussi responsable de ce qu’il dit et tout autre citoyen peut lui en demander raison devant l’assemblée. Toute proposition de décret jugée contraire à la constitution peut conduire son rapporteur devant un tribunal. Rappelons enfin qu’au Ve siècle, l’ostracisme peut frapper un citoyen manifestement trop ambitieux ou jugé dangereux pour la démocratie en raison du pouvoir que lui confèrent ses actions ou son prestige.